Ostéopathie et grossesse : les réponses à vos questions

Je suis suivie depuis plusieurs années par une ostéopathe. Le rythme des consultations
s’adapte à mes besoins 2 fois par an quand tout va bien 4 rendez-vous pour les périodes plus
compliquées. C’est donc tout naturellement que j’ai continué ce suivi pendant ma grossesse.
Pour la petite histoire, mon ostéopathe a appris ma grossesse avant ma famille car j’avais un
rendez-vous programmé de longue date lors de mon premier mois. Aujourd’hui, je vous
propose d’en savoir plus sur le suivi de grossesse avec l’ostéopathie.

5 questions à Cécile Ravier, 10 années d’expérience :

  1. À quel moment de la grossesse faut-il consulter?

    Le meilleur moment reste le début du second trimestre dans la mesure où le risque de fausse couche spontanée est nettement diminué. Le corps s’est modifié pendant les 3 premiers mois et c’est souvent au début du quatrième mois que les douleurs commencent à apparaître

  2. Quelles sont les différences entre une séance classique et une séance de grossesse ?

    Il n’y a pas de grandes différences entre une séance d’ostéopathie dite classique et la séance d’une femme enceinte. L’ostéopathe fait un bilan de mobilité, repère les zones qui auront perdu leur mobilité physiologique et les traitera. La seule différence résidera dans le fait que deux êtres bénéficieront des bienfaits de la séance. L’ostéopathie s’inscrit dans une vision globale du corps et ce serait une aberration qu’un ostéopathe ne s’intéresse qu’au bassin d’une patiente enceinte.

  3.   Quels sont les maux les plus fréquents chez les femmes enceintes ?

    Les femmes enceintes consultent quand elles souffrent de sciatique, de lombalgie (douleurs dans la région lombaire), de dorsalgies (douleurs au niveau des vertèbres dorsales), de sciatalgie (douleurs localisées dans la fesse), de nausées, de maux de tête, de reflux gastro-oesophagiens et de douleurs pelviennes. Ceci n’est pas une liste exhaustive mais simplement les motifs de consultation les plus fréquents. J’en profite pour dire qu’il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir une douleur pour consulter en ostéopathie. Cette démarche s’inscrit autant dans l’aspect curatif que dans l’aspect préventif.

  4. L’ostéopathie peut-elle aider à préparer l’accouchement ?

    Le suivi ostéopathique permet de garder un corps libre de toutes tensions au fur et à mesure que le corps se transforme avec la progression de la grossesse et de la croissance du bébé. L’accouchement se déroulera d’autant mieux si les structures articulaires, musculaires, ligamentaires sont capables de jouer leurs rôles au moment de la phase de travail et de la naissance de l’enfant. C’est en s’assurant de la bonne mobilité du corps et de la bonne élasticité tissulaire que l’ostéopathie prépare à l’accouchement.

  5. Faut-il continuer le suivi après la grossesse ?

    Bien que naturels, une grossesse et un accouchement mettent le corps à l’épreuve. Les motifs de consultation après la mise au monde d’un enfants sont multiples. Parfois, les douleurs nécessitent un suivi mais dans la plupart des cas une à deux séances suffisent aux jeunes mamans à retrouver un état de confort et de santé. Je conseille toujours aux femmes que j’accompagne pendant la grossesse de venir après l’accouchement même si elles ne présentent aucun symptôme

Mon avis sur ce suivi : les nausées ont rendu ma grossesse difficile à vivre et l’ostéopathie a contribué à soulager mes maux. J’ai particulièrement apprécié les séances de fin de grossesse qui soulagent les tensions et permettent de mieux vivre cette attente.

Merci à Cécile Ravier d’avoir répondu mes questions