Cours de préparation à l’accouchement #2 :
le yoga prénatal

En tant que primipare (maman novice), j’ai testé plusieurs méthodes de préparation à l’accouchement avant de trouver celle qui me convenait le mieux.
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir le yoga prénatal selon la méthode De Gasquet®.

4 questions à Dominique Aygun, sage-femme libérale conventionnée depuis plus de 15 ans :

  1. Quelles sont les différences entre un cours de yoga prénatal classique et un cours de yoga prénatal selon la méthode De Gasquet® ?
    Le yoga selon la méthode de Gasquet® est particulièrement adapté aux femmes enceintes. Toutes les postures et la manière de les pratiquer, sont étudiées pour éviter les blessures. La protection du périnée est primordiale dans la pratique de cette méthode, ce qui est particulièrement intéressant pour les futures mamans. La respiration et la posture sont également importantes dans ce yoga, ce qui est un excellent moyen de se préparer à la naissance.
    De nombreuses postures aident à améliorer les maux de la grossesse comme les troubles du transit, les douleurs de dos et du bassin, les douleurs intercostales, les hémorroïdes, les contractions utérines…
    On utilise également certaines postures en préparation à la naissance pour favoriser une naissance harmonieuse et toute en autonomie. Il est possible alors de limiter les risques d’interventions médicales comme la césarienne, les forceps, l’épisiotomie… En effet les postures aident la future maman à être à l’écoute de sont corps, à s’adapter au mieux au processus de la naissance et à laisser son corps faire son travail de la façon la plus physiologique.
  2. Comment se déroule une séance ?
    Une séance de yoga de Gasquet® se déroule de la même façon qu’une séance de yoga classique. Nous commençons par quelques respirations dans une posture de prise de conscience de son corps. Puis la progression de la séance alterne des postures et des contre postures pour toujours garder l’équilibre : par exemple une posture dos rond sera toujours suivie d’une posture dos creux.
    Les séances ont un fil rouge constant avec des postures incontournables autour desquelles je rajoute d’autres postures en fonction du besoin des participantes. Si quelques unes ont des douleurs lombaires je favorise des postures que vont libérer certaines articulations du bassin. Si ce sont des contractions utérines, je choisirai des postures qui aideront à faire remonter bébé et l’utérus de la future maman…
    Nous utilisons fréquemment le ballon (type ballon suisse) et les coussins de positionnement pour adopter des postures confortables et « justes ».
    Nous travaillons souvent au sol puis à quatre pattes, puis assises pour finir debout.
    La séance se termine toujours par une méditation d’une dizaine de minutes pour récupérer et fixer tous les bienfaits de la séance dans le corps des participantes.
  3. À qui ce type de préparation s’adresse ?
    Cette préparation s’adresse à toutes les femmes enceintes quel que soit leur état de santé. Débutantes ou confirmées y trouvent leur compte. Même une maman au repos peut pratiquer ce yoga car de nombreuses postures aident à diminuer les contractions utérines indésirables.
    Une seule précaution pour les femmes qui ont de l’hypertension : on évitera les postures tête en bas.
    J’ai eu plusieurs fois des mamans avec le dos bloqué par des douleurs de sciatiques qui ressortaient de la séance avec une nette amélioration de leur mobilité et une diminution des douleurs.
  4. À quel moment de la grossesse faut-il commencer les cours de préparation ?
    Le meilleur moment sera celui choisi par la future maman. Il est clair que la pratique s’améliore au fur et à mesure des séances.
    Certaines commencent dès le début de leur grossesse, d’autre à 15 jours de leur accouchement ! C’est toujours bénéfique.

Mon avis sur cette préparation : j’ai vraiment apprécié de pouvoir continuer à avoir une activité sportive tout au long de ma grossesse sans faire courir de risque à mon bébé. Le yoga prénatal m’a aidée à prendre conscience de mon corps en particulier du périnée et des changements qui s’opéraient avec la grossesse. Pour tout vous dire, cela m’a tellement plu que j’ai poursuivi avec les cours de yoga post-natal que j’ai repris 3 semaines après avoir accouché.

Le gros + : ces cours à raison d’une séance par semaine peuvent s’inscrire dans le cadre de la préparation à la naissance et sont donc pris en charge par la sécurité sociale.

Pour plus d’info : vous pouvez consulter le site de Dominique Aygun